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Interview philman par Tv mag !

Philippe Manoeuvre : « Le rock, c'est un apprentissage »
Philippe Manœuvre était prédestiné. Il né en 1954, l'année du premier 45 tours d'Elvis, l'année de la naissance du rock. Depuis, il en a fréquenté toutes les stars : les Rolling Stones, les Who, Iggy Pop... Sans jamais se départir de ses lunettes noires, assez perturbantes en interview, le rédacteur en chef de Rock&Folk revisite les clichés de sa « rockcollection ».

Quand et comment sait-on qu'on va consacrer sa vie au rock ?
Philippe Manœuvre : J'étais fanatique de cette musique et, par un hasard incroyable, je me suis retrouvé à faire l'interprète sur une tournée des Who. J'étais stagiaire à RTL, je parlais anglais couramment : ils m'ont emmené avec eux. C'était en 1973, j'avais 19 ans et ce fut le sommet de ma carrière ! J'étais presque le cinquième Who. Ensuite, la chute ! (Rires.)  

Les gens vous perçoivent comme l'ami des rock stars...
Ce n'est pas de l'amitié, mais on se connaît depuis très longtemps. Voilà trente ans que les Stones voient arriver Philippe Manœuvre en interview. Ils m'ont vu passer de jeune chien fou à rockeur adulte confirmé. Est-ce que ça fait de nous des amis de trente ans ? Je n'irai jamais jusque-là. En revanche, quand on travaille avec Polnareff pendant deux ans sur un projet, ou avec Joey Starr pendant un an, là, il y a une vraie chaleur humaine. On se parle souvent, on se réconforte. À l'annonce de ma fausse mort sur Internet, c'était cool que Polnareff m'envoie un mail : « Ça va, Philippe ? ». (Rires.)  

Et Gainsbourg ?
À l'époque des Enfants du rock, il nous a tout appris. C'était une figure paternelle qu'on respectait plus que tout. Il nous a dit, entre autres, de ne jamais refuser un autographe, et à moi, de ne jamais enlever mes lunettes, « car c'est ton look, Coco ».  

L'addiction au rock a-t-elle un prix ?
Oui. Comment gérer une famille ? Comment faire respecter certaines notions, comme aller en cours ou essayer d'avoir ce fameux bac, sachant qu'on n'a pas été un modèle ? Comment interdire à sa fille de se faire un tatouage ? C'est un apprentissage. J'ai élevé ma fille tout seul. À partir de 14 ans, elle a été avec moi, cela signifiait apprendre à cuisiner pour elle, etc. La vie vous donne des leçons parfois. 

Le fan de rock ne s'est-il pas un peu ennuyé cette année lors des auditions de Nouvelle Star ?
Avec 80 candidats par jour, il y a des moments où... Et puis, quand on écoute la musique, on n'est pas forcément la langue pendante en train de faire le petit chien. Cette année, la tendance jazz m'a bien plu, car qui dit jazz dit exigence musicale.  

Votre franc-parler vous a valu d'être classé parmi les méchants du petit écran... 
L'an dernier, j'étais trop gentil. Cette année, c'est : « Il est méchant ». Entre les deux, il y a quelqu'un de réel, mais ça ne fait pas une couverture de magazine !

Source : TV mag

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